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Le test du pendule, c’est quoi ?

Le verre à l'épreuve du test du pendule

C’est dans le souci de vous offrir les meilleurs verres que nous soumettons nos produits à une large batterie de tests. Parmi eux, le fameux test du pendule…

Rappel

Un verre feuilleté est composé au minimum de deux plaques de verres « collées » par un intercalaire en matériau synthétique (un cousin lointain du caoutchouc) très résistant à la déchirure. On peut bien-sûr associer davantage de plaques de verres et d’intercalaires et jouer sur les épaisseurs de ceux-ci, afin de les rendre encore plus résistants ; c’est notamment le cas des verres pare-balles.

Mais pourquoi tester le verre ?

1. Pour éviter les défauts esthétiques, même après des années d’utilisation dans des conditions difficiles (météorologiques, thermiques, etc.)

2. Pour que sa solidité protège les personnes et les biens : le verre servira ainsi de barrière en cas d’effraction ou de chute

3. Pour qu’il limite le risque de blessures grâce à la rétention des éclats de verre

La nature des tests dépendra du type d’application (tertiaire ou résidentiel, par exemple.) et des normes auxquelles les verres devront répondre (que ce soit aux normes européennes ou extra-européennes.). Peu importe la nature de ces tests, un verre ne sera validé qu’à conditions de répondre aux trois exigences énoncées plus haut. Ici, nous vous présenterons le fameux test du pendule !

Comment tester ces différents aspects ?

1. L’esthétique du verre

C’est à l’issue de sa production que l’aspect esthétique du verre sera contrôlé. Il suffit alors de regarder le verre feuilleté de face, qui doit avoir un aspect similaire au verre « monolithique» (un vitrage constitué d’une seule feuille de verre). Certains verres seront également soumis à des tests de vieillissement divers :

- Une exposition longue à l’humidité

- Une exposition longue aux UV

- Une exposition longue à la chaleur (plusieurs heures à 100° !)

A l’issu de ces tests, le verre feuilleté doit rester aussi transparent et neutre qu’un verre monolithique, c’est-à-dire que l’aspect de l’intercalaire ne devra en aucun cas s’altérer à la suite des différentes expositions. Tolérance zéro pour les bulles qui auraient pu apparaître lors des tests au sein de l’intercalaire ! Pas question d’avoir une bulle indélogeable et inesthétique sur notre belle baie vitrée, même après des années de service !

2. L’aspect sécuritaire

La protection des personnes est contrôlée par la norme EN12600 – plus communément appelée « test du pendule ». Au bout de ce pendule, un impacteur de 50 kg, entouré de deux pneus est lâché sur le verre d’une hauteur variable selon la performance visée. Vous ne verrez jamais ce test exécuté d’une plus grande hauteur que dans cette vidéo 1 m 20)! En effet, la hauteur est calculée afin que l’impact du pendule soit le plus fort possible. Vous ne verrez jamais ce test exécuté d’une plus grande hauteur que dans cette vidéo (1 m 20)! En effet, 1 m 20 correspond au niveau de performance maximal testé par la norme. Si le pendule ne traverse pas le vitrage, et qu’il n’y a que peu de bris de verre au sol, c’est gagné ! Le test du pendule permet ainsi d’évaluer la résistance du verre face à :

- la non-rétention d’éclats de verre, qui pourrait blesser aux différents usagers

- La perforation par un corps humain, et ainsi éviter tout risque de chute

Pour aller plus loin...

Sur la vidéo, le vitrage testé est un composant feuilleté constitué de deux verres recuits de 4 mm d’épaisseur et feuilletés avec un film intercalaire en PVB de 0,76 mm d’épaisseur. Ce type de feuilleté passe systématiquement le plus haut niveau de la norme de chute au pendule…